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La salle 105

mardi 9 octobre 2018, par F. JEANNE.

La salle 105 est la salle de sciences physiques. Dans cette salle ont donc lieu les cours et travaux pratiques de physique (électricité, optique, mécanique) et de chimie.
Cette salle est équipée de tables permettant l’expérimentation, on les appelle des paillasses.
Comme il n’y a qu’une salle de Physique, quelques cours ont lieu dans les salles de S.V.T. (203 et 205).
La salle de Physique est voisine du labo de physique où les trois professeurs de la discipline stockent le matériel et préparent ce qui va être utile aux expériences, que celles-ci soient faites au bureau par l’enseignant ou sur les tables par les élèves.
En 6è et 4è, des heures de T.P. permettent de travailler en effectifs allégés.

Voici quelques photos prises à l’occasion de l’opération "Portes Ouvertes" de janvier 2019 :
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La salle de Sciences physiques porte le nom de Marie CURIE. Qui donc était cette femme ?

Marie Skłodowska-Curie, ou simplement Marie Curie, est née le 7 novembre 1867 à Varsovie (actuelle Pologne) d’un père professeur de mathématiques et de physique, et d’une mère institutrice. Elle est décédée le 4 juillet 1934 dans un sanatorium de Haute-Savoie. Marie Curie est une physicienne et chimiste polonaise, naturalisée française.

Marie Curie et Pierre Curie — son époux — reçoivent une moitié du prix Nobel de physique de 1903 (l’autre moitié est remise à Henri Becquerel) pour leurs recherches sur les radiations. En 1911, elle obtient le prix Nobel de chimie pour ses travaux sur le polonium et le radium.
Scientifique d’exception, elle est la première femme à avoir reçu le prix Nobel, et à ce jour la seule femme à en avoir reçu deux.

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Malgré sa naturalisation française liée à son mariage, Marie Skłodowska-Curie (elle utilisait les deux noms) n’a jamais perdu le sentiment de son identité polonaise ; le nom de l’élément chimique polonium a été choisi par Marie Skłodowska-Curie en hommage à la Pologne.

Excellente élève, étudiante brillante, Maria obtient son diplôme de fin d’études secondaires avec la médaille d’or en 1883.

Elle souhaite poursuivre des études supérieures et enseigner mais les études supérieures sont interdites aux femmes dans son pays natal. En 1891, elle part pour Paris, où elle est hébergée par sa sœur, venue en France pour ses études. Elle s’inscrit pour des études de physique à la faculté des sciences de Paris. Parmi les 776 étudiants de la faculté des sciences en janvier 1895, il se trouve 27 femmes.

Un an plus tard, en juillet 1893, elle obtient sa licence en sciences physiques, en étant première de sa promotion. Un an plus tard, juillet 1894, elle obtient sa licence en mathématiques, en étant seconde. Elle hésite alors à retourner en Pologne.

Elle rejoint début 1894 le laboratoire des recherches physiques de Gabriel Lippmann. Elle travaille sur les propriétés magnétiques de différents aciers. Lors d’une soirée entre universitaires, elle rencontre un physicien, Pierre Curie, qui étudie également le magnétisme. Très vite, ils travaillent ensemble et lors de cette collaboration se développe une inclination mutuelle entre les deux scientifiques. Le couple se marie en juillet 1895.

Durant l’année 1895-1896, elle prépare à la faculté le concours d’agrégation pour l’enseignement des jeunes filles section mathématiques, auquel elle est reçue première. Elle ne prend cependant pas de poste d’enseignant, souhaitant préparer une thèse de doctorat.
En septembre 1897, elle donne naissance à sa première fille, Irène.

La découverte des rayons X par Röntgen en 1895 éveille un grand intérêt dans la communauté scientifique et donne lieu à de nombreuses activités de recherche. En revanche, les rayons de Becquerel, découverts par Henri Becquerel, n’ont pas encore fait naître un tel enthousiasme. Marie Curie, qui cherche alors un sujet de thèse de doctorat, choisit de se consacrer à l’étude de ces rayonnements. Elle commence en 1897 ses travaux de thèse sur l’étude des rayonnements produits par l’uranium (une propriété de l’atome et non une propriété chimique). Ses résultats sont présentés le 12 avril 1898 par Gabriel Lippmann à l’Académie des sciences.

En 1898, Pierre laisse de côté ses travaux pour rejoindre son épouse sur son étude de la radioactivité. Leur but est d’isoler de roches radioactives les éléments à l’origine du rayonnement inconnu. Ils découvrent effectivement deux nouveaux éléments. Le 18 juillet 1898, Marie Curie annonce la découverte du polonium, quatre cents fois plus radioactif que l’uranium, nommé ainsi par l’Académie des sciences en référence à son pays d’origine, la Pologne. Le 26 décembre, elle annonce la découverte du radium, neuf cents fois plus rayonnant que l’uranium.

Le 26 octobre 1900, elle est nommée chargée des conférences de physique de 1re et 2e années à l’École normale supérieure d’enseignement secondaire des jeunes filles (Sèvres).

En juillet 1902, elle identifie la position du radium dans le tableau de Mendeleïev. Elle soutient sa thèse de doctorat en sciences physiques, intitulée Recherches sur les substances radioactives, le 25 juin 1903 devant la faculté des sciences de l’université de Paris ; elle obtient la mention « très honorable ».

Le 19 avril 1906, Pierre meurt, renversé accidentellement par une voiture à cheval. Elle devient alors la première femme en France directrice d’un laboratoire universitaire.
Marie Curie est chargée du cours le 1er mai 1906 en remplacement de Pierre, devenant la première femme professeur à la Sorbonne. Sa leçon inaugurale a lieu le 5 novembre 1906 dans l’amphithéâtre de physique de la faculté des sciences à la Sorbonne où se pressent journalistes, artistes, personnalités politiques et femmes du monde. Le Journal salue l’événement en ces termes :
« c’est […] une grande victoire féministe que nous célébrons en ce jour. Car, si la femme est admise à donner l’enseignement supérieur aux étudiants des deux sexes, où sera désormais la prétendue supériorité de l’homme mâle ? En vérité, je vous le dis : le temps est proche où les femmes deviendront des êtres humains. »

Elle est nommée professeur titulaire de la chaire le 16 novembre 1908. L’intitulé de la chaire devient ensuite physique générale et radioactivité.

En 1911, des médecins découvrent que Marie Curie est atteinte d’une maladie rénale. Elle subit une opération chirurgicale puis une longue convalescence, pendant laquelle d’autres physiciens, à la suite de ses découvertes, continuent à faire la lumière sur le fonctionnement de l’atome.

Fin 1909, le professeur Émile Roux, directeur de l’Institut Pasteur, propose la création d’un Institut du radium, consacré à la recherche médicale contre le cancer et à son traitement par radiothérapie — celui-ci deviendra plus tard l’Institut Curie. Malgré la notoriété de Marie Curie et de son prix Nobel, il faut attendre 1911 pour que commencent les travaux, subventionnés par Daniel Osiris. Le professeur Roux impose de plus un partage directorial, en faisant venir un de ses protégés, un chercheur en biologie de Lyon, le docteur Claudius Regaud qui veut entreprendre une recherche biologique de thérapie contre le cancer, en croisant et mêlant l’usage de la radioactivité (radium) et de la radiographie (Rayons X, découvert par Roentgen). Marie Curie, vexée d’être placée en doublon, exige que le prétendant directeur-chercheur, par ailleurs inconnu d’elle, soit soumis sous sa direction à un examen de candidat, afin qu’il expose les résultats des travaux qu’il a conduits jusque-là et les motivations relatives à ce poste. L’Institut, situé rue d’Ulm, est achevé en 1914, juste avant la Première Guerre mondiale. Il réunit deux laboratoires aux compétences complémentaires : le laboratoire de physique et de chimie, dirigé par Marie Curie, et le laboratoire Pasteur, axé sur la radiothérapie, dirigé par Claudius Regaud.

Lorsque la guerre éclate, Marie Curie se mobilise, tout comme les autres membres de l’Institut du radium, qui fermera temporairement durant la guerre. Aux côtés d’Antoine Béclère, directeur du service radiologique des armées, et avec l’aide de la Croix-Rouge, elle participe à la conception de dix-huit unités chirurgicales mobiles, des « ambulances radiologiques  » surnommées a posteriori les « petites Curies ». Ce que l’argot militaire a désigné sous le nom de « p’tites Curies », sont des véhicules de tourisme équipés d’appareils Röntgen avec une dynamo alimentée par le moteur du véhicule, et pouvant donc se rendre très près des champs de bataille et ainsi limiter les déplacements sanitaires des blessés. Les véhicules permettent aussi de prendre des radiographies des malades, opération très utile pour situer plus précisément l’emplacement des éclats d’obus et des balles et faciliter l’opération chirurgicale, soit différée soit immédiate sous le dispositif radiographique. Marie Curie transforme l’Institut du radium déserté en août 1914 en véritable école de radiologie, pour former des bataillons de jeunes femmes aide-radiologistes34. Elle a aussi participé à la création de 150 postes fixes de radiologie, au sein des hôpitaux militaires.

Marie Curie souffre d’une trop grande exposition aux éléments radioactifs qu’elle étudie depuis 1898, notamment au niveau des yeux et des oreilles. Dès 1920, elle pense que le radium pourrait avoir une certaine responsabilité dans ses problèmes de santé. Elle est atteinte d’une leucémie radio-induite ayant déclenché une anémie aplasique. Malgré sa faiblesse, elle continue d’assurer la direction de la section de physique et chimie de l’Institut du radium. Le 29 juin 1934, elle se rend au sanatorium de Sancellemoz à Passy (Haute-Savoie) pour y être hospitalisée. Elle y décède le 4 juillet, à 66 ans.

Pour découvrir Marie Curie autrement :
En 1989, la vie et le travail de Pierre et Marie Curie inspirent la pièce de théâtre, Les Palmes de monsieur Schutz, créée par Jean-Noël Fenwick au Théâtre des Mathurins. Cette pièce reçoit quatre Molières en 1990, dont ceux du meilleur metteur en scène et du meilleur auteur. Isabelle Huppert joue Marie Curie dans Les Palmes de monsieur Schutz, film français de Claude Pinoteau sorti en 1997.

d’après Wikipédia