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salle 312 - Hans et Sophie Scholl

lundi 21 novembre 2016

Pourquoi donc la salle d’Allemand porte-t-elle le nom d’Hans et Sophie SCHOLL ? Qui Ă©taient ces personnes ? Pourquoi ce choix ? Et qui a choisi, d’ailleurs ?
Hans et Sophie SCHOLL
Lorsqu’en novembre 2015, M. Jeanne, Principal-adjoint, donne des noms aux salles de classe, il choisit le nom de « Goethe » pour la salle d’Allemand. Quelques jours plus tard, M. Alain CAUFOURIER, professeur d’Allemand dĂ©sormais retraitĂ©, vient le voir et lui demande de changer le nom. « Bien que n’ayant rien contre Goethe, j’aimerais, si vous en ĂŞtes d’accord, donner Ă  la salle d’Allemand, les noms d’Hans et Sophie SCHOLL » dit-il au Principal-adjoint. AussitĂ´t dit, aussitĂ´t fait ! M. Jeanne rentre le nouveau nom dans « EDT » et « PRONOTE », la salle est dĂ©baptisĂ©e et rebaptisĂ©e en quelques secondes. En tant qu’ancien professeur d’Histoire-GĂ©ographie, M. Jeanne ne peut qu’adhĂ©rer Ă  une telle proposition.
Alors venons en à la question posée. Qui étaient ces deux personnes ?

Hans et Sophie SCHOLL étaient deux jeunes allemands - frère et soeur - qui ont été guillotinés à Münich le 22 février 1943. Pourquoi ont-ils été tués ?
Ils ont dĂ©noncĂ© le nazisme dans le cadre d’un mouvement clandestin « Die weisse Rose » la rose blanche.
Voici le récit de cette histoire :
En 1933, lorsqu’Hitler arrive au pouvoir en Allemagne, Hans Scholl a 14 ans. Comme tous les jeunes allemands, il est contraint d’entrer dans les « Jeunesses HitlĂ©riennes » mouvement de jeunesse crĂ©Ă© par le FĂĽhrer et ses collaborateurs nazis pour embrigader la jeunesse et diffuser les idĂ©es du rĂ©gime dictatorial d’extrĂŞme-droite antisĂ©mite, pangermaniste, belliqueux et conquĂ©rant.
Ensuite, Hans Scholl fait des Ă©tudes de mĂ©decine, tout en lisant beaucoup d’ouvrages de philosophie, de thĂ©ologie et de littĂ©rature. En 1942, il entre en rĂ©sistance. Avec sa soeur Sophie et quelques amis Ă©tudiants, il crĂ©e le mouvement de la rose blanche, un mouvement aux idĂ©es pacifistes et dĂ©mocratiques qui diffuse des tracts.
En juillet 1942, Hans a 23 ans. Comme deux de ses amis, il est enroulĂ© comme mĂ©decin dans l’armĂ©e allemande. Sur le front de l’est, il dĂ©couvre les atrocitĂ©s commises par les soldats envers les ennemis et les populations locales. En 1943, ils distibuent de nouveaux tracts et Ă©crivent des slogans anti-rĂ©gime sur les murs. Le 18 fĂ©vrier 1943, ils sont repĂ©rĂ©s, livrĂ©s Ă  la Gestapo (la police politique), jugĂ©s sommairement et exĂ©cutĂ©s 4 jours plus tard.